POINT ZERO DECHETS N°1 : limiter les emballages alimentaires

En seulement quelques décennies, les déchets produits au quotidien n’ont fait qu’augmenter.

Voici quelques citations « choc » à ce sujet (je ne cite qu’une source, mais les infos sont très faciles à trouver sur internet) :

“Tous les ans, ce sont, 20 milliards de tonnes de déchets qui sont déversées dans les océans.”

“La « Plaque de déchets du Pacifique nord », qui est constituée de déchets de plastique, s’étend sur une superficie de plus de 2700 kilomètres de long en pleine mer.”

“Un français jette en moyenne 1 kg de déchets par jour et le traitement des déchets représente 3 % des émissions de gaz à effet de serre de la France. Par ailleurs, « l’Agence Européenne de l’Environnement prévoit une augmentation de 33% d’ici à 2030 de la production de déchets municipaux dans les quinze états membres les plus anciens de l’UE. »”

Source : http://www.donnees-environnement.com/chiffres-dechets.php

Ces chiffres font froid dans le dos, mais sont faciles à comprendre quand on se promène dans les rayons des supermarchés. En effet, tous les produits alimentaires(mais aussi ménagers, scolaires, vestimentaires etc.) facilement accessibles regorgent d’emballages. Le plastique nous a envahis et il n’est pas forcément facile d’y échapper. Il est tellement partout que la plupart d’entre nous ne se rendent même plus compte de la présence… Alors voici mes conseils pour limiter votre impact écologique en réduisant vos déchets alimentaires :

 

  • Limitez au maximum les produits transformés et industriels

Pourquoi ?

Je ne dois pas être la première à vous le dire : les produits transformés coûtent cher et sont souvent mauvais pour la santé (trop gras, trop salés, pleins d’additifs et de conservateurs… vous connaissez la chanson). Ils ont pourtant un  autre gros défaut, qui n’est pourtant pas souvent relevé : le format « pratique » est souvent individuel et constitue donc une grande source de déchets. Dans cette catégorie, je parle notamment : des sandwiches, salades toutes faites ou encore des « pasta box » que vous achetez peut-être pour vos pauses dej, des yaourts, compotes ou autres desserts en portions individuelles, du pain de mie, des biscuits, des céréales pour petit déjeuner, des substituts de viande (type steak de soja, tofu etc), des pizza, des produits surgelés… Oui, ça fait beaucoup !

Sacs à Vrac – crédit photo : www.mamiecolette.com

Comment ?

Vous ne voulez peut être pas l’admettre, mais la réponse, vous la connaissez ! Pour arrêter de consommer des produits transformés, il faut revenir aux sources et cuisiner avec des produits de base. Des féculents, des légumes frais, de la farine, de l’huile d’olive, des légumes secs,… bien souvent il est plus facile de trouver ces produits « bruts » sous différents conditionnements. Ce qui nous amène au point suivant :

  • Privilégiez le vrac ou les emballages recyclables

Pourquoi ?

Le vrac est le meilleur moyen de réduire considérablement vos déchets alimentaires. Il vous permet de n’acheter que la quantité dont vous avez besoin, tout en supprimant l’emballage (voir point suivant). Pour les féculents comme les pâtes ou le riz, le vrac vous permet d’acheter de grandes quantités en 1 fois, et donc d’éviter les nombreux emballages que vous imposeraient les conditionnements de 500g ou 1kg en supermarché. De la même façon, si par exemple vous n’avez besoin que de 50g de noix pour une salade d’endives et que vous ne comptez pas en réutiliser après, le vrac vous évitera le gâchis.

Comment ?

Vous trouverez des offres de produits en vrac en magasin bio (Bio’c’bon, Naturalia, Biocoop etc), dans certains supermarchés (Monoprix, Franprix, etc) ou encore dans les enseignes spécialisées dans la vente en vrac comme Day by Day.

Magasin Day by Day

Si aucune offre en vrac n’est accessible chez vous, posez-vous la question de l’alternative. Il y a peut-être une solution accessible qui vous permettra de réduire vos déchets facilement. Par exemple, choisir des spaghetti dans un emballage carton (recyclable) plutôt que plastique (non recyclable), du thé en vrac plutôt qu’en sachet ou encore choisir de la salade fraîche plutôt qu’en sachet. Quand on ouvre son champ des perspectives, on se rend compte que finalement de nombreuses alternatives au plastique existent !

Une fois vos produits en vrac achetés, à vous les joies de la cuisine ! En famille ou en solo, cuisiner c’est prendre du temps pour soi et faire des efforts pour mieux se nourrir ! Mettez-vous une série ou de la musique, vous ne verrez pas le temps passer !

 

  • Choisissez des sacs réutilisables

Pourquoi ?

Les sacs réutilisables sont l’arme n°1 du consommateur écolo qui souhaite réduire ses déchets. Les magasins ne donnent désormais plus systématiquement des sacs plastiques à la caisse, il est donc courant de voir les consommateurs faire leurs courses  avec leur cabas. Cependant, les rayons fruits et légumes (ou même le vrac pour les produits à conservation longue) sont souvent le siège de nombreux sacs jetables, en papier ou en plastique. Alors certes, le sac en papier est recyclable donc mieux que le sac en plastique. Mais vous savez ce qui pollue encore moins qu’un sac en papier recyclable ? Un sac réutilisable, eh oui ! Comme ça pas de déchets !

Comment ?

Il existe plusieurs sites qui vendent des sacs à vrac, souvent en coton bio et/ou recyclé. Par exemple http://www.sacavrac.fr/ ou  https://www.mamiecolette.com/ . Vous pouvez également parfois en trouver en magasin bio. Sinon, si vous êtes un peu bricoleur-se, je vous propose le petit tuto ci-dessous :

  • Apprivoisez votre congélateur

Pourquoi ?

Les produits surgelés sont très pratiques, mais ils font tout de même beaucoup d’emballages et donc de déchets. Cependant, avoir de la réserve au congélateur permet souvent de dépanner en cas de flemme ou de manque de temps les soirs de semaine. Il permet également de « sauver » des aliments arrivant à date, qu’on n’aurait pas le temps de consommer.

Comment ?

Cuisinez vos plats en plus grosses portions et congelez-les dans des tupperwares individuels. Ainsi, vous aurez des plats préparés, sains et faits maisons pour les soirs de « pas-le-temps ». Achetez vos légumes de saison (et donc bon marchés !) en grandes quantités, lavez-les et épluchez les si besoin, détaillez-les en morceaux (rondelles de courgettes, fleurettes de chou-fleur, etc.) et congelez-les dans des tupperware de taille adaptée aux grandes quantités. Ainsi, vous pourrez profiter des bienfaits de vos légumes frais même quand la saison sera terminée, et ce, sans emballages !

  • Bannissez le film alimentaire

Pourquoi ?

Le film alimentaire, aussi appelé cellophane, est un matériau plastique non recyclable. Son cousin l’aluminium est un peu mieux, car recyclable. Ne faites pas l’erreur de le jeter dans la mauvaise poubelle, car un matériau a beau être recyclable, s’il part à la poubelle c’est fichu. Mais bon, entre un déchet non recyclable et un déchet recyclable, ça reste un déchet. Il y a pourtant d’autres alternatives plus éco-friendly et gratuites (oui oui !).

Comment ?

a –  Le film alimentaire est en général utilisé pour conserver un aliment entamé, ou des restes. Pour éviter de s’en servir, je vous conseille : 1) de transférer vos restes dans un bol ou un saladier et de poser une assiette dessus avant de mettre au frais. 2) de mettre vos restes dans un tuppperware avant de mettre au frais (cela marche aussi pour le concombre ou la tomate entamée !).

b – Si vous utilisez de l’aluminium pour emballer vos sandwiches maison, je vous conseille : de les mettre dans un tupperware à la forme adaptée ou alors de les emballer dans une serviette de table (en tissu,cela va de soit !) façon bento (voir photo ci-contre).

 

 

 

 

 

 

  • Réapprenez le plaisir de cuisiner

Pourquoi ?

Cuisiner soi même a énormément d’avantages : c’est écnomique, ça réduit les déchets et en plus ça permet de contrôler ce qu’on met dans nos assiettes. A notre époque où l’industrie agro-alimentaire est assez controversée, ça vaut quand même le coup. Et puis de toute façon si vous lisez cet article, c’est que vous souhaitez réduire vos déchets, donc je vous le dis cash : si vous ne cuisinez pas un minimum ça va être difficile.

Comment ?

La clé du succès c’est l’or-ga-ni-sa-tion ! Personnellement je prends du temps pour cuisiner le dimanche. En général je prépare un ou 2 plats en grande quantité (curry de pois chiches, lasagnes aux lentilles, dhal, ratatouille, seitan maison, etc). + 1 gâteau pour nos snacks de la semaine à apporter au travail. Après, en été, les crudités ne manquent pas alors lâchez-vous, c’est que du bon !

Voilà, j’espère que mes conseils vous aideront, n’hésitez pas à me dire si vous aussi vous essayez de réduire vos déchets et si vous avez d’autres astuces :).

Bisous bisous !

 

Poudre matifiante naturelle maison

En plein dans ma période homemade, zéro déchet et vegan, je vous partage aujourd’hui ma première recette : celle de la poudre matifiante 100% naturelle !

Cette poudre, réalisée avec seulement 3 ingrédients que tout le monde a dans son placard (ou presque), n’a pour moi que des avantages. En effet, elle est ultra économique (eh oui, le maquillage ça coûte cher !), écologique, et surtout permet de ne pas appliquer des produits imprononçables sur sa peau !

Matériel nécessaire :

  • 1 contenant avec couvercle (j’ai utilisé un ancien pot de crème Lush)
  • de la fécule de maïs
  • de la poudre de cacao cru (ou cacao classique)
  • une pincée de cannelle

La base de la poudre est la fécule. Captant bien l’humidité et le sébum, elle permet de matifier la peau. Le cacao, lui, permet de donner de la couleur à la poudre. Sa concentration dépendra de la teinte que vous souhaitez obtenir. Enfin, la cannelle viendra illuminer le teint. Je vous conseille d’utiliser du cacao cru pour sa richesse en antioxydants qui, additionnés à ceux contenus dans la cannelle, ajouteront des vertus purifiantes à notre poudre libre.

Personnellement, j’ai tout dosé au hasard, mais je pense avoir fait 2 c.à.s. de fécule, 1 c.à.c bombée de cacao cru et 1/4 c.à.c de cannelle.

Si vous ne savez pas où trouver la poudre de cacao cru, j’ai achetée la mienne en magasin bio. Néanmoins si vous n’en avez pas près de chez vous ou que vous le trouvez trop chère, le cacao non sucré (type Van Houten) fera bien l’affaire !

Alors, qu’attendez-vous pour tester ?