Idées repas végétaliens pour une journée sportive

A quoi peut ressembler une journée de repas végétaliens quand on fait du sport ?

Quand on est sportive, il ne faut pas lésiner sur la qualité et la quantité de ce qu’on mange. Et pour cause : la nourriture nous permet d’accumuler de l’énergie nécessaire au bon fonctionnement et à la bonne reconstruction de nos muscles ! Et si en plus, comme moi, vous avez des valeurs éthiques et environnementales qui orientent vos choix alimentaires, vous nourrir correctement peut s’avérer assez compliqué.

LES GLUCIDES

Vous le savez surement, les glucides sont le graal des sportifs d’endurance. Il faut donc veiller à consommer suffisamment de glucides complexes de bonne qualité (céréales complètes, légumineuses, etc). Ces dernières sont essentielles pour remplir vos réserves de glycogène (le carburant essentiel lors d’une séance d’endurance). Elles doivent donc constituer la base de vos repas végétaliens.

LES LIPIDES

La deuxième source d’énergie privilégiée après les glucides sont les lipides. Veillez à en consommer suffisamment, et de bonne qualité svp ! Ils sont essentiels au bon équilibre de vos repas végétaliens. Les matières grasses d’origine végétale sont en général excellentes pour la santé. Afin de bénéficier d’un maximum de nutriments, préférez les aliments solides plutôt que les huiles : noix de cajou / pécan / brésil / etc, beurre de cacahuète, graines de lin ou de tournesol, olives, noix de coco… (L’avocat est également reconnu comme excellent pour la santé, mais vu la déforestation engendrée par les plantations d’avocatiers, je ne le conseille volontairement pas. Il ne constitue pas un choix éthique selon moi.)

LES PROTEINES

Vous avez dû l’entendre des millions de fois, les protéines sont  essentielles pour entretenir la masse musculaire et en favoriser le développement. Il est généralement conseillé de consommer entre 0.8g et 1.5g de protéines par kg de poids corporel. Par exemple : si vous pesez 60kg, il faudrait théoriquement manger entre 48g et 90g de protéines par jour. Ceci est très facilement atteint quand on mange végétalien ! Malgré les informations souvent relayées sur les sites de bodybuilding, manger 2g ou plus de protéines par kg de poids corporel ne servira à rien car ce surplus ne sera pas assimilé par votre corps. A part vous abimer les reins, il n’y aura donc pas d’effet notable sur vos muscles.

Bon, maintenant que le petit rappel nutri est passé, voici à quoi peut ressembler pour moi une journée type de repas végétaliens. Cette journée type correspond à un jour de semaine, avec travail de 9h à 18h et une séance de sport en fin de journée (en ce moment du running – je prépare le semi-marathon de Toulouse le 22 octobre !)

 

Petit déjeuner (vers 7h20) :

  • Au moins 2 grosses tasses de thé (noir ou vert, je change tous les jours)
  • 1 bol de flocons d’avoines (~50g – je ne pèse pas) + lait de riz enrichi en calcium + 1 càc de graines de chia + 1 càc de cacao nibs + 1 fruit (en ce moment des fraises (je profite des dernières !)
  • 1 comprimé de VEG1 (complément en vitamine B12 essentiel dans une alimentation végétale, car n’existe que dans les produits animaux – la B12 contenue dans la chlorelle / spiruline n’est pas bio assimilable par le corps).
Bol d’avoine – lait de riz – fraises // Pyjama : UNDIZ

 

J’ai ensuite 50 min de transports pour aller au travail (20 min de marche et 30 min de métro)

Snack (vers 10h) :

  • 1 sandwich beurre de cacahuète/fruits (tranches de pêches, de figues, rondelles de banane,…) ou beurre de cacahuète/confiture
  • 1 infusion
Tartine beurre de cacahuète MyProtein + confiture de myrtilles

Pause déjeûner (13h) :

Tupperware maison composé de : 1 portion de céréales (riz/pâtes/semoule/sarrazin/etc) + 1 portion de légumineuses (lentilles vertes ou blondes ou corail / haricots rouges ou noirs ou blancs / pois cassés/ fèves / etc) + 1 ou 1 légumes de saison.

Par exemple :

  • Pâtes complètes (60g crues) + haricots blancs (130g cuits ou ½ boite) + 1 càc de pesto vegan Barilla + qlq tomates cerises + 1 grosse poignée de roquette
  • 1 « café au lait vegan » + 1 carré de chocolat – sans café et sans lait. J’ai dans mon tiroir au bureau de la chicorée instantanée bio  ainsi que du lait VG en poudre . Il suffit d’y ajouter de l’eau bouillante et TADAAA ! L’avantage de la chicorée est que, contrairement au café ou au thé, elle n’empêche pas l’absorption du fer !

En général après manger, je profite de la fin de ma pause pour aller marcher un peu dehors. (entre 30 et 40 minutes pour digérer ou faire 2-3 courses).

Goûter (vers 16h) :

  • 1 part de gâteau maison (cette semaine c’est cette recette de Chocolate covered Katie – je prépare un gâteau le dimanche pour les snacks de la semaine)
  • 1 fruit

PRE RUN / « apéro » (vers 19h en rentrant du travail) :

Je sors du travail vers 18h et arrive donc chez moi vers 19h15.

Mon nouveau réflexe est de prendre 1 verre de jus de tomate + citron pressé + chlorelle. C’est le meilleur moyen que j’ai trouvé pour ingurgiter cette algue détox miraculeuse (si vous voulez tester, je vous conseille plutôt les gélules. J’ai acheté la poudre et le gout est… particulier !)

Si je sors courir, je reprends également un petit snack (une tartine de beurre de cacahuète ou une banane). Après ma séance je prends 2 gélules de BCAA pour aider la récupération musculaire.

 

Dîner (vers 21h) :

Comme le midi (sauf que je ne mange pas dans un tupperware !). Le soir, on remplace parfois les légumineuses par du seitan maison ou du tofu.

  • Tofu mariné à la sauce soja et grillé à l’huile de coco + champignons sautés + carottes marinées au jus de citron + épinards + riz
  • 1 yaourt coco maison + compote + krounchy granola au chocolat : mon petit plaisir du soir !
  • 1 infusion avec 1 carré de chocolat
Buddha bowl vegan maison

RAPPEL : Je ne suis ni médecin, ni diététicienne. Les repas végétaliens présentés dans cet article correspondent à mes besoins personnels. Ils me permettent de maintenir un poids stable et d’avoir l’énergie nécessaire pour m’entraîner et récupérer correctement. Si vous avez un doute sur votre alimentation, je vous conseille de contacter un  professionnel de la santé qui saura vous conseiller au mieux.

POINT ZERO DECHETS N°1 : limiter les emballages alimentaires

En seulement quelques décennies, les déchets produits au quotidien n’ont fait qu’augmenter.

Voici quelques citations « choc » à ce sujet (je ne cite qu’une source, mais les infos sont très faciles à trouver sur internet) :

“Tous les ans, ce sont, 20 milliards de tonnes de déchets qui sont déversées dans les océans.”

“La « Plaque de déchets du Pacifique nord », qui est constituée de déchets de plastique, s’étend sur une superficie de plus de 2700 kilomètres de long en pleine mer.”

“Un français jette en moyenne 1 kg de déchets par jour et le traitement des déchets représente 3 % des émissions de gaz à effet de serre de la France. Par ailleurs, « l’Agence Européenne de l’Environnement prévoit une augmentation de 33% d’ici à 2030 de la production de déchets municipaux dans les quinze états membres les plus anciens de l’UE. »”

Source : http://www.donnees-environnement.com/chiffres-dechets.php

Ces chiffres font froid dans le dos, mais sont faciles à comprendre quand on se promène dans les rayons des supermarchés. En effet, tous les produits alimentaires(mais aussi ménagers, scolaires, vestimentaires etc.) facilement accessibles regorgent d’emballages. Le plastique nous a envahis et il n’est pas forcément facile d’y échapper. Il est tellement partout que la plupart d’entre nous ne se rendent même plus compte de la présence… Alors voici mes conseils pour limiter votre impact écologique en réduisant vos déchets alimentaires :

 

  • Limitez au maximum les produits transformés et industriels

Pourquoi ?

Je ne dois pas être la première à vous le dire : les produits transformés coûtent cher et sont souvent mauvais pour la santé (trop gras, trop salés, pleins d’additifs et de conservateurs… vous connaissez la chanson). Ils ont pourtant un  autre gros défaut, qui n’est pourtant pas souvent relevé : le format « pratique » est souvent individuel et constitue donc une grande source de déchets. Dans cette catégorie, je parle notamment : des sandwiches, salades toutes faites ou encore des « pasta box » que vous achetez peut-être pour vos pauses dej, des yaourts, compotes ou autres desserts en portions individuelles, du pain de mie, des biscuits, des céréales pour petit déjeuner, des substituts de viande (type steak de soja, tofu etc), des pizza, des produits surgelés… Oui, ça fait beaucoup !

Sacs à Vrac – crédit photo : www.mamiecolette.com

Comment ?

Vous ne voulez peut être pas l’admettre, mais la réponse, vous la connaissez ! Pour arrêter de consommer des produits transformés, il faut revenir aux sources et cuisiner avec des produits de base. Des féculents, des légumes frais, de la farine, de l’huile d’olive, des légumes secs,… bien souvent il est plus facile de trouver ces produits « bruts » sous différents conditionnements. Ce qui nous amène au point suivant :

  • Privilégiez le vrac ou les emballages recyclables

Pourquoi ?

Le vrac est le meilleur moyen de réduire considérablement vos déchets alimentaires. Il vous permet de n’acheter que la quantité dont vous avez besoin, tout en supprimant l’emballage (voir point suivant). Pour les féculents comme les pâtes ou le riz, le vrac vous permet d’acheter de grandes quantités en 1 fois, et donc d’éviter les nombreux emballages que vous imposeraient les conditionnements de 500g ou 1kg en supermarché. De la même façon, si par exemple vous n’avez besoin que de 50g de noix pour une salade d’endives et que vous ne comptez pas en réutiliser après, le vrac vous évitera le gâchis.

Comment ?

Vous trouverez des offres de produits en vrac en magasin bio (Bio’c’bon, Naturalia, Biocoop etc), dans certains supermarchés (Monoprix, Franprix, etc) ou encore dans les enseignes spécialisées dans la vente en vrac comme Day by Day.

Magasin Day by Day

Si aucune offre en vrac n’est accessible chez vous, posez-vous la question de l’alternative. Il y a peut-être une solution accessible qui vous permettra de réduire vos déchets facilement. Par exemple, choisir des spaghetti dans un emballage carton (recyclable) plutôt que plastique (non recyclable), du thé en vrac plutôt qu’en sachet ou encore choisir de la salade fraîche plutôt qu’en sachet. Quand on ouvre son champ des perspectives, on se rend compte que finalement de nombreuses alternatives au plastique existent !

Une fois vos produits en vrac achetés, à vous les joies de la cuisine ! En famille ou en solo, cuisiner c’est prendre du temps pour soi et faire des efforts pour mieux se nourrir ! Mettez-vous une série ou de la musique, vous ne verrez pas le temps passer !

 

  • Choisissez des sacs réutilisables

Pourquoi ?

Les sacs réutilisables sont l’arme n°1 du consommateur écolo qui souhaite réduire ses déchets. Les magasins ne donnent désormais plus systématiquement des sacs plastiques à la caisse, il est donc courant de voir les consommateurs faire leurs courses  avec leur cabas. Cependant, les rayons fruits et légumes (ou même le vrac pour les produits à conservation longue) sont souvent le siège de nombreux sacs jetables, en papier ou en plastique. Alors certes, le sac en papier est recyclable donc mieux que le sac en plastique. Mais vous savez ce qui pollue encore moins qu’un sac en papier recyclable ? Un sac réutilisable, eh oui ! Comme ça pas de déchets !

Comment ?

Il existe plusieurs sites qui vendent des sacs à vrac, souvent en coton bio et/ou recyclé. Par exemple http://www.sacavrac.fr/ ou  https://www.mamiecolette.com/ . Vous pouvez également parfois en trouver en magasin bio. Sinon, si vous êtes un peu bricoleur-se, je vous propose le petit tuto ci-dessous :

  • Apprivoisez votre congélateur

Pourquoi ?

Les produits surgelés sont très pratiques, mais ils font tout de même beaucoup d’emballages et donc de déchets. Cependant, avoir de la réserve au congélateur permet souvent de dépanner en cas de flemme ou de manque de temps les soirs de semaine. Il permet également de « sauver » des aliments arrivant à date, qu’on n’aurait pas le temps de consommer.

Comment ?

Cuisinez vos plats en plus grosses portions et congelez-les dans des tupperwares individuels. Ainsi, vous aurez des plats préparés, sains et faits maisons pour les soirs de « pas-le-temps ». Achetez vos légumes de saison (et donc bon marchés !) en grandes quantités, lavez-les et épluchez les si besoin, détaillez-les en morceaux (rondelles de courgettes, fleurettes de chou-fleur, etc.) et congelez-les dans des tupperware de taille adaptée aux grandes quantités. Ainsi, vous pourrez profiter des bienfaits de vos légumes frais même quand la saison sera terminée, et ce, sans emballages !

  • Bannissez le film alimentaire

Pourquoi ?

Le film alimentaire, aussi appelé cellophane, est un matériau plastique non recyclable. Son cousin l’aluminium est un peu mieux, car recyclable. Ne faites pas l’erreur de le jeter dans la mauvaise poubelle, car un matériau a beau être recyclable, s’il part à la poubelle c’est fichu. Mais bon, entre un déchet non recyclable et un déchet recyclable, ça reste un déchet. Il y a pourtant d’autres alternatives plus éco-friendly et gratuites (oui oui !).

Comment ?

a –  Le film alimentaire est en général utilisé pour conserver un aliment entamé, ou des restes. Pour éviter de s’en servir, je vous conseille : 1) de transférer vos restes dans un bol ou un saladier et de poser une assiette dessus avant de mettre au frais. 2) de mettre vos restes dans un tuppperware avant de mettre au frais (cela marche aussi pour le concombre ou la tomate entamée !).

b – Si vous utilisez de l’aluminium pour emballer vos sandwiches maison, je vous conseille : de les mettre dans un tupperware à la forme adaptée ou alors de les emballer dans une serviette de table (en tissu,cela va de soit !) façon bento (voir photo ci-contre).

 

 

 

 

 

 

  • Réapprenez le plaisir de cuisiner

Pourquoi ?

Cuisiner soi même a énormément d’avantages : c’est écnomique, ça réduit les déchets et en plus ça permet de contrôler ce qu’on met dans nos assiettes. A notre époque où l’industrie agro-alimentaire est assez controversée, ça vaut quand même le coup. Et puis de toute façon si vous lisez cet article, c’est que vous souhaitez réduire vos déchets, donc je vous le dis cash : si vous ne cuisinez pas un minimum ça va être difficile.

Comment ?

La clé du succès c’est l’or-ga-ni-sa-tion ! Personnellement je prends du temps pour cuisiner le dimanche. En général je prépare un ou 2 plats en grande quantité (curry de pois chiches, lasagnes aux lentilles, dhal, ratatouille, seitan maison, etc). + 1 gâteau pour nos snacks de la semaine à apporter au travail. Après, en été, les crudités ne manquent pas alors lâchez-vous, c’est que du bon !

Voilà, j’espère que mes conseils vous aideront, n’hésitez pas à me dire si vous aussi vous essayez de réduire vos déchets et si vous avez d’autres astuces :).

Bisous bisous !

 

Recette de mon Granola healthy !

Si vous êtes comme moi, vous êtes probablement fan de granola et autres mueslis croustillants. Le problème, c’est que ceux qu’on trouve en supermarché sont souvent bourrés de sucres et d’huiles végétales, pas forcément top à déguster tous les jours.

Si je suis une fan inconditionnelle du porridge d’avoine le matin, mon chéri adore manger des Cruesli au chocolat noir. Quand il en achète, le paquet ne dure pas souvent bien longtemps parce que j’en profite pour en ajouter dans es yaourts et mes compotes au dessert. Evidemment, si vous en consommez aussi, vous vous doutez qu’à 3-4€ le paquet, ça commence à représenter un sacré budget ! J’ai donc décidé de faire un granola maison healthy pour économiser un peu et augmenter les apports nutritif des petits déjeuners de mon amoureux !

ingrédients granola healthy

Ingrédients :

200g de flocons d’avoine

20g de beurre d’amande

15g d’huile de coco

15g de miel

100g de compote de pomme sans sucres ajoutés

Cannelle, gingembre, …

50g de corn flakes

Garniture :

25g d’amandes en morceaux

40g de chocolat à dessert, coupé en pépites

8g de graines de lin

8g d’éclats de fèves de cacao

5g de graines de chia

5g de noix de coco râpée

50g de cranberries séchées

img_39231. Mettre tous les ingrédients (pas la garniture !!!), sauf les cornflakes dans un saladier.

2. Bien mélanger jusqu’à obtenir une pâte homogène.

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3. Ajouter les cornflakes et mélanger délicatement pour éviter de les casser

4. Etaler le mélange sur la plaque du four.

Vous pouvez utiliser un papier aluminium ou sulfurisé.

J’ai huilé le mien à l’huile de coco à l’aide d’un pinceau pour éviter qu’il n’attache au granola.

5. Appuyer sur le mélange à l’aide d’un dos de cuillère.

Cette étape à pour but de rendre la préparation plus compacte et de faciliter la formation de pépites !

6. Enfournez votre granola à 150°C pendant 30 minutes. N’oubliez pas de le mélanger un peu à la moitié du temps.

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6. Laissez le granola refroidir avant de lui ajouter la garniture.

7. Versez dans un pot et dégustez !

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Votre granola se conservera mieux au réfrigérateur (à cause de la présence de compote), dans un récipient hermétique, pendant une semaine !

Bon appétit !!!

 

 

La santé c’est avant tout garder le plaisir de manger

La santé : la nouvelle tendance

La mode du “Healthy living” vient d’arriver en France. En vogue depuis déjà plusieurs années outre-atlantique, la recherche d’une vie plus saine est devenu un véritable phénomène chez nous depuis 2015. Et comme toute nouvelle tendance pendant son heure de gloire, elle n’est pas encore vraiment critiquée. En même temps, pourquoi critiquer le fait de vouloir être en bonne santé ?!

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Assiette santé “propre”

Quand manger sain devient une obsession

Il y a maintenant 2 ans, alors que je vivotais avec mon trouble alimentaire, j’excluais de nombreuses choses de mon alimentation sous prétexte qu’elles n’étaient pas saines : viande rouge, charcuterie, plats préparés, pain blanc, beurre, sucre, etc. A l’époque j’habitais en colocation avec 2 gourmandes. Elles m’ont fait réaliser que cette recherche de perfection nutritionnelle constituait un réel obstacle à mon épanouissement social d’étudiante. J’ai acheté le livre Health Food Junkies de Steven Bratman, qui m’a fait comprendre le travail que j’avais à faire pour sortir de cette orthorexie.

Ortho quoi ?! L’orthorexie est une maladie obsessionnelle de la nourriture saine et un trouble du comportement alimentaire. Une personne orthorexique ne se nourrit pas parce qu’elle aime ce qu’elle mange mais parce que les aliments choisis sont bons pour sa santé.

Quand les médias s’y mettent

Malheureusement, avec l’arrivée de la mode du “healthy living” en France, les médias ont sauté sur l’occasion de parler de nutrition. Ils ont commencé à catégoriser les aliments : L’avocat est bon, le beurre est mauvais, le miel est bon, le sucre est mauvais, la farine de blé est mauvaise, la farine d’épeautre est bonne… Ces catégorisations sont très discutables selon le type d’alimentation suivie (paléo, végétarienne, omnivore, vegan, low-carb, low-fat, dukan, etc). Les magazines féminins sont devenus des armes infaillibles pour faire culpabiliser les lectrices d’avoir envie de se faire plaisir : en couverture “un ventre plat en 5 minutes avec cet entraînement”, en milieu de magazine : “régime détox : buvez des jus de légumes pendant 3 jours et retrouvez votre énergie” et en fin de magazine : “recette pour 2 : le gratin de Savoie au reblochon”. Je caricaturise mais en gros, c’est ça.

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La tendance “body positivity”

En commençant ma guérison de troubles alimentaires, j’ai commencé à suivre de nombreuses influenceuses étrangères prêchant la “positivité du corps”, ou “body positivity”. Ces comptes sont aujourd’hui de plus en plus nombreux aux Etats-Unis, où l’orthorexie développée par le “healthy living” de l’extrême a laissé beaucoup de victimes.

Je ne pointe pas du doigt la tendance de vouloir devenir la meilleure version de soi-même en améliorant son état de santé. Moi-même j’aime manger de façon saine et pratiquer une activité sportive régulière. Ce que je voudrais que vous réalisiez, c’est que la santé ne viendra pas en supprimant une catégorie de produits de votre alimentation. Le fait de vous priver de ce que vous aimez et de consommer d’autres ingrédients qui ne vous apportent pas vraiment de plaisir risque d’engendrer chez vous une frustration telle qu’un jour vous craquerez, et vous sentirez extrêmement coupable. Comme si c’était un crime de manger un biscuit !

Savoir s’autoriser le plaisir

La clé de la santé c’est de consommer de tout en quantités raisonnable. La santé ne concerne pas uniquement les micronutriments que vous apportez via votre alimentation, elle passe aussi par l’esprit, et comme on dit, un sprit sain dans un corps sain ! alors si vous avez envie d’un biscuit avec votre café le midi, prenez le ! Si vos amis veulent dîner dans un fast food un soir où vous sortez, suivez-les ! Vous interdire de vivre pour garder une assiette propre ne vous rendra pas heureux. Alors profitez d’avoir la possibilité de vous offrir ce dont vous avez envie tout en privilégiant les aliments naturels et riches en vitamines et minéraux. Vous n’en serez que plus épanoui 😉